La métamorphose de la formation via les nouvelles technologies

A Lille, dans les locaux d’Euratechnologie, 

Le 24 mai dernier s’est déroulée une conférence très intéressante sur l’intégration des serious games dans les parcours de formation initiale (Skema Business School) ou en entreprise (CNFPT). Voici ce que j’en retiendrai de la présentation de M.TAGGER de la Skema Business School.

Illustrant ses propos par des vidéos plutôt amusantes de personnes agées découvrant une manette de jeu vidéo, et d’enfants découvrant les premières disquettes. M. Tagger met en évidence le fait que la façon d’enseigner a peu changé entre il y a 50 ans et maintenant, pourtant, le monde dans lequel vivent les élèves et étudiants a été bouleversé par les nouvelles technologies. Le e-learning est souvent appréhendé, sous l’angle de la réduction des coûts et de l’optimisation de l’organisation des formations, mais il s’agit plutôt d’adapter la pédagogie aux besoins des générations actuelles par l’usage des nouvelles technologies.

L’engouement pour les MOOC, pour les cours en ligne montre bien qu’il s’agit d’une vraie réponse à un besoin d’apprendre.

De plus, les technologies rendent le savoir accessible à tous, et cette démocratisation du savoir va dans un sens on ne peut plus positf.

L’information étant disponible, l’élève ne doit plus seulement« apprendre » mais doit savoir sélectionner l’information pertinente, l’analyser, l’intégrer dans une problématique. C’est à l’enseignant que revient la lourde charge « d’apprendre à apprendre ».

La santé et l’éducation on approximativement la même contribution au PIB des pays développés, mais on investit 15 fois plus en R&D pour la santé. L’éducation prend donc du retard…

L’apprentissage doit  pourtant s’adapter à ce nouvel environnement :

Instantanéïté et urgence : accès immédiat et simple à une information très dense, qu’il faut trier, comprendre et analyser

Globalisation des cols blancs : un diplôme national ne suffit plus. Pour rester employable, il faut pouvoir offrir la preuve de ses compétences à un niveau international.

Il faut de moins en moins former au contenu mais plutôt à l’utilisation du savoir. La valeur ajoutée du professeur/formateur est donc toute autre…

De plus, les établissements d’enseignement supérieur doivent changer de business model, face à un enseignement qui devient gratuit, sur internet et apporter des facteurs de différenciation.

Face à ces nouvelles problématiques, la Skema Business School apporte quelques réponses :

  • L’utilisation d’outils et d’innovations pédagogiques
  • La certification des compétences face à la globalisation  (Toefl, PMI, PTSE)
  • La gamification, pour rendre ludique l’enseignement (jeu de commerce international, multi-campus)
  • Les enregistrements vidéo des cours
  • Le e-learning via une plateforme numérique d’apprentissage
  • L’active learning, avec des salles de classes tout particulièrement équipées pour faciliter le travail de groupe (équipement roulant).

Les grandes écoles, après les entreprises mettent à profit la pédagogie numérique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *